Eglise Saint-Martin à Oisquercq

Depuis le Moyen Age, l’église médiane de Oisquercq représentait un personnat à la collation du seigneur du lieu, dont les revenus ne furent réunis à la cure qu’en 1632. Jeanne de Luxembourg fit plusieurs donations au XVI siècle pour la fondation d’un sanctuaire. Le pape Alexanndre VII y dotait d’indulgences, en 1655, la confrérie de Saint-Martin.

La paroisse, qui dépendait à l’origine du diocèse de Cambrai et du doyenné de Hal, fut comprise, après 1559, dans le nouvel évêché de Namur et le doyenné de Nivelles. Le Concordat lui accorda le rang de succursale de la cure Sainte Gertrude de Nivelles dans le diocèse de Malines, avant son passage du doyenné de Hal à celui de Tubize.

Ooisquercq détient, dressé sur la butte du cimetière au milieu du village, un merveilleux bijou architectural aux origines composites très anciennes. Cette petite et et rustique église de grès et de brique, reconstruite en grande partie au XVIIIe siécle sur les soubassements romans, et allie une tour gothique décentrée d’allure romane, surmontée d’une gracieuse flèche octogone, à une petite nef exhaussée en brique au XVIIe siècle, devançant un pseudo-croisillon voûté et un choeur polygonal flanqué d’une sacristie de 1520.

La tour et la chapelle de Notre -Dame seraient les parties les plus anciennes, puis viendraient la chapelle de Saint Jean-Baptiste, ensuite le choeur, le porche et la partie supérieure de la nef ( rebâtie en 1652 par le curé Hasnon) enfin le plafond en stuc en 1774. Une restauration décidée en 1926 aboutit en 1937 et 1941-42.Son mobilier de choix se distingue par des sculptures en bois peint du XVIe au XIXe siècle (dont un Christ en croix, une Vierge à l’Enfant, un Saint-Eloi, une Charité de saint Martin et un saint Jean-Baptiste de goût classique), plusieurs peintures sur toile et sur bois ( dont l’une du XVIIe siècle nous montre à l’avant-plan sainte Waudu et ses 2 filles, Adeltrude et Maldeberte, deuxième et troisième abbesses de Maubeuge) , une chaire de vérité et des confessionnaux baroques, des fonts et bénitier en pierre bleue et une série de dalles funéraires et gisants gothiques. Enfin, les trois vitraux du sanctuaire, dont celui de la Nativité offert en 1520 Englebert Dailly et son épouse Jeanne de Luxembourg et restauré en 1852, ravissent par leurs coloris. On en a posé unautre dans le croisillon gauche, après la première guerre mondiale, en hommage au Sacré-Coeur et aux victimesz de la tourmente. Un calvaire breton a été élevé dans le cimetière vers 1960.

Il existe à 2 kilomètres de Oisquercq, un hammeau de Tubize nommé “Quercq”, qu’une ancienne tradition considérait comme l’endroit de la première église des environs; on en distinguait encore les traces de fondations au début de ce siècle. La seconde église, située à l’orient de Quercq (d’oû Oostquercq devenu Oisquercq) a conservé le nom latin d’Orientalis

Saint Martin de Tours

Il est le patron des personnes démunies, des mendiants, des cavaliers, des aubergistes, des hôteliers, des anciens alcooliques, des soldats, des tailleurs, des viticulteurs et de nombreuses villes et régions d’Europe et d’Asie.

Il est invoqué pour lutter contre la pauvreté et pour être délivré d’une dépendance à l’alcool.

  • Naissance : vers 317
  • Lieu de naissance : En Pannonie (Hongrie)
  • On le fête : le 11 novembre
  • Ses attributs : On le représente souvent sur un cheval, donnant un morceau de son manteau à un mendiant.

Sa vie:

Fils d’un officier romain basé en Pannonie Hongrie, Martin passe la majeure partie de son enfance à Pavie (Italie), où il reçoit une éducation païenne. À l’adolescence, il découvre le Christianisme et décide de devenir catéchumène (en chemin vers le baptême). Cela ne l’empêche pourtant pas de s’engager dans l’armée impériale. À partir de ce moment, il tente de concilier ses obligations militaires avec sa foi.

Un jour qu’il se trouve à Amiens en France, il rencontre un mendiant totalement dépouillé qui lui demande de l’aide. N’ayant rien d’autre à lui offrir que son propre manteau d’officier, il en découpe alors un pan et lui en fait cadeau.

À l’âge de 18 ans, il reçoit le baptême et refuse désormais de combattre, ce qui lui vaut d’être brièvement emprisonné avant d’être finalement libéré de ses obligations militaires. Il s’installe comme ermite près de Ligugé (Vienne).

Sa réputation attire bientôt d’autres moines, qui s’organisent en communauté sous la Règle de Saint-Benoît (travail et prière). Martin se consacre ensuite à la prédication et à l’évangélisation des populations habitant les régions bordant la vallée de la Loire, détruisant les temples païens pour les remplacer par des églises.

(Voir anecdote)

En 371, l’évêque de Tours décède et toute la population de la ville réclame Martin pour lui succéder. Consacré le 4 juillet 372, il s’installe alors dans une modeste cellule aux abords de la ville et est bientôt rejoints par d’autres moines. Ensemble, ils fondent l’abbaye de Marmoutiers (316-397)

Anecdote :

Lors de la destruction des temples païens, saint Martin voulu aussi abattre un sapin car les gens du village le vénérait (idolâtrie) et se sont opposé à l’abattage de l’arbre. Martin proposa un compromis : « on coupe l’arbre et s’il tombe du côté de Martin, l’arbre s’écrasera sur lui. » ! Vu la disposition de l’arbre qui penchait déjà, les villageois étaient persuadés de gagner et ils acceptent.

L’arbre commença à tomber et soudainement l’arbre tomba de l’autre côté ! Ce jour là Martin a convertis tout les païens et ont tous demandé le baptême.